« Depuis 25 ans, les techniques médicales ont changé. Le long et douloureux parcours des malades, lui, est resté le même. Au début de ce temps d’accompagnement, la prise en charge exigeait une présence physique auprès de l’enfant soumis à des examens tels que les ponctions lombaires et les myélogrammes. Elle était nécessaire pour lui permettre, alors, un contrôle de lui-même. Et cela apportait une dédramatisation de l’acte.

Aujourd’hui, avec l’aide de médications sédatives, de gaz hilarant, de la pommade EMLA, cette présence extérieure n’est plus nécessaire. Les conditions sont réunies pour que l’appréhension de ces gestes soit émoussée.

La prise en charge en massothérapie et sophrologie, massothérapieà présent, s’inscrit dans une démarche d’accompagnement en secteur stérile. Il s’agit tout à la fois de soulager au maximum les tensions dues à une immobilisation prolongée et d’agir sur les baisses inévitables de moral. Cela permet aussi, dans ce temps particulier, d’apporter un soulagement passager aux familles qui peuvent s’éloigner de la chambre sans inquiétude, trouver un répit momentané, sachant que quelqu’un prend le relais de la présence auprès de l’enfant.

Quelle que soit l’évolution des techniques, l’échange humain et toutes les richesses qu’il suppose, reste plus nécessaire que jamais dans la prise en charge de la maladie. »                                                                                        Jacqueline Roget

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