"Sans blouse, sans stéthoscope, mais équipés d'un bon nombre de sourires-sparadraps dans nos poches, on s'élance dans les couloirs, prêts à déverser nos couleurs dans les chambres. Et quand on entre dans leur monde, on est bien surpris que ce soit en fait les enfants eux-mêmes, avec leur sourire qui plafonne le ciel, qui nous offrent généreusement des instants de bonheur.
On vient dans l'idée de les aider, les accompagner, mais ce sont eux qui nous tendent leurs petites mains et nous font grandir. On les attend fragiles et ils sont forts. Deux yeux, deux jambes, un cœur plus grand qu'eux, des dessins sur les murs, beaucoup de rêves : des enfants comme les autres, à cela près qu'ils cohabitent avec un monstre sous leur lit depuis quelques temps. Mais le monstre reste bien caché et les enfants nous entraînent joyeusement au centre de la vie; les heures filent, les parties de Uno endiablées s'enchaînent, les feutres ont rempli les feuilles de mille et une couleurs, et l'on ressort du service aussi légers qu'un ballon gonflé à l'hélium, avec leurs éclats de rires qui résonnent et une seule envie : être heureux, rendre les autres heureux.

Voilà pourquoi je suis bénévole à Locom@tik : parce que c'est un échange permanent, parce que chaque rencontre est un véritable trésor et que je ne vivrai nulle part ailleurs des moments de cette intensité, parce qu'il n'existe pas vraiment de mot pour décrire ce que vaut le sourire d'un enfant, parce qu'ici ça déborde d'amour et que la vie bat son plein, et parce qu'au fond, le bonheur est sans doute le meilleur des médicaments."....  Caroline

 

" Coucou petit bonhomme, ça te dit de jouer un peu avec nous ? "
" Oui je vous attendais justement ! "
C'est pour ce genre de retours de la part des enfants que je suis toujours heureuse de faire partie de Locom@tik. Pour les sourires aussi, pour le réconfort et le soutien, même tout petit que l'on apporte aux enfants, et aussi aux parents qui ne disent parfois pas non pour quelques instants de pause "..... Emmanuelle
 

" Locom@tik, c'est une bouffée d'air frais. On oublie tout en arrivant et pendant quelques heures rien ne compte plus que de passer un bon moment avec les enfants. C'est un plaisir, une bouffée d'oxygène. Personnellement, ca me recharge les batteries pour un mois, et ca m'aide à supporter les petits tracas de la vie. On ne peut pas rester indifférent, on est obligé de les aimer. Forcément ce sont des enfants, ils aiment parler, jouer, câliner, mais comme tous les autres, ils sont aussi francs, moqueurs, vrais quoi ! Que ce soit à l'hôpital ou à la maison, ils restent les mêmes : vulnérables, courageux, et rêveurs. Et rien ne compte plus que ce moment où on oublie ensemble les aléas du quotidien. Peu importe la maladie, l'hôpital, le masque ou le lit, l'important c'est d'être là. On ne fait pas ça par pitié, par envie de reconnaissance ou par curiosité, mais parce qu'on espère leur apporter ce qu'ils nous offrent. Le vrai paradoxe est là, on s'attend à donner de notre temps pour leur offrir un moment de jeu, de répit, et au final, ils nous bluffent et c'est eux qui donnent. Ils ne s'en rendent pas compte et cela ne leur coûte rien : la vrai richesse de tout ça c'est l'humain et rien d'autre. "..... Lucie

 

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